Info Shop Medien Downloads Rückblick Impressum
 

TH 13

Theaterplatz 13,

www.hermes.com

Oldtimertram Gelb , Shuttle Linien Orange , Grün , Blau

vonbisVeranstaltung
18:0002:00Ausstellung / Führung
Archetypal Landscape

18.00 - 02.00

Es handelt sich um einen fragmentarischen Parcours durch das Werk von Leo Fabrizio, dessen Vorgehen das eines Beobachters ist, der mit seinem Scharfblick die „Fabrikation“ der Landschaft durch menschliche Gesellschaften erfassen will. In einigen Aspekten ähnelt seine Arbeit derjenigen eines Ethnologen, wobei sein besonderes Augenmerk der fotografischen Herstellung von Farbbildern grosser formaler Qualität gilt. Leo Fabrizios Arbeit zur Landschaft trägt jenseits ästhetischer Betrachtungen dazu bei, dass man sich zur Erhaltung der Vielfalt menschlicher Gesellschaften und der natürlichen Welt, in der sich diese Gesellschaften bewegen, Fragen stellt. Im Mittelpunkt dieser Arbeit stehen die Schweiz mit der Serie Bunkers und Thailand mit der Serie Dreamworld. Die Serie Metallica, die während seines Studiums an der Kantonalen Kunstschule von Lausanne entstand, war der Ausgangspunkt einer Reflexion, die sich mit jeder weiteren Erfahrung des Fotografen bereicherte und erweiterte. Für die Serie Bunkers führte Leo Fabrizio eine lange Untersuchung zu einem militärischen Bautypus durch, dessen Werke als eigentliche Camouflagen konzipiert wurden. Die Initiatoren dieser Bauten scheinen, ohne es zu wollen, einen Katalog von „Postkartenlandschaften“ erstellt zu haben, die in den Augen des äusseren Betrachters die Identitätsmerkmale des Landes tragen. Die Serie Bunkers besitzt noch einen weiteren Vorzug, indem sie daran erinnert, dass die Landschaft, bevor sie zu einem ästhetischen Gesichtspunkt wurde, eine für die Kriegskunst wesentliche Gegebenheit war. Heute in Touristenführern erwähnte „Sehenswürdigkeiten“ waren oft strategische Standorte für die Beobachtung des Territoriums und sind es manchmal noch immer.

 

Dreamworld ist eine Beobachtung der Deregulierungen und Inkohärenzen unserer heutigen Gesellschaften. In der Megastadt Bangkok verdrängen Pavillonzonen, die dem weltweit bestehenden Traumhaus-Mythos angehören, ziemlich gewaltsam bescheidenere Siedlungsformen, deren Qualität es ist, Teil einer gemeinsamen Geschichte, derjenigen ihrer Bewohner zu sein.

 

 

L’exposition de la Galerie TH13 propose un parcours fragmentaire de l’œuvre de Leo Fabrizio dont la démarche est celle d’un observateur lucide qui enregistre la « fabrication » du paysage par nos sociétés humaines. Certains aspects de son travail s’apparentent à celui de l’ethnologue. Il produit avec une attention particulière des images d’une grande qualité formelle, réalisées à la chambre photographique et en couleur. Le travail de Leo Fabrizio sur le paysage contribue, au-delà des questions esthétiques, à s’interroger sur la préservation de la diversité des sociétés humaines et du monde naturel dans lequel ces sociétés évoluent. La Suisse avec la série Bunkers et la Thaïlande avec la série Dreamworld sont au cœur de ce travail. Métallica, série conçue à l’époque où il étudiait à l’École cantonale d’art de Lausanne, est le premier jalon d’une réflexion enrichie et élargie à chaque nouvelle expérience du photographe. Dans la série Bunkers, le photographe a mené une longue enquête sur un type de bâti militaire, élevé par ses concepteurs en véritable œuvre de camouflage. Tout se passe ici comme si les promoteurs de ces bâtis avaient, sans le vouloir, établi le cata-logue des « paysages de cartes postales » qui participent, aux yeux d’observateurs extérieurs, de l’identité du pays. La série Bunkers offre également une autre vertu, celle de rappeler qu’avant de devenir un point de vue esthétique, le paysage était une donnée essentielle de l’art militaire et que ces sites aujourd’hui inscrits sur les guides touristiques étaient bien souvent, et parfois le sont encore, des points de vue stratégiques pour l’observation des territoires.

 

Dreamworld est l’observation des dérèglements et incohérences de nos sociétés contemporaines. Dans la mégapole de Bangkok, des zones pavillonnaires, répondant au mythe « de la maison de rêve » qui se décline à l’échelle de la planète, supplantent avec une certaine violence un habitat modeste dont la qualité est d’appartenir à une histoire commune, celle de ses habitants.